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Peinture céramique et porcelaine sur argile émaillée

Hors bouchon (42cm)

Oeuvre unique

 

+ BALISE DES CARPATES

« De mémoire d'homme, on a toujours dansé l'ours ici » dit Petre.

« Toutes nos peaux d’ours ont plus de 30 ans, on les a héritées de nos

aïeux. » Les danseurs disparaissent sous les peaux de bêtes, qui pèsent jusqu’à 60 kilos, et dansent autour du feu, au rythme des percussions, en faisant voltiger les lourds pompons rouges qui ornent leurs cous. La danse fédère et resserre les liens sociaux autour de ce rituel ancestral de guérison. Elle éloigne les mauvais esprits installés durant l'année. Dans les forêts des Carpates roumaines, l’ours est vénéré, parfois craint, et représente une des populations les plus nombreuses d'Europe, entre 6000 et 8000.

Il est le côté sauvage de l'homme, incontrôlable, libre et puissant, et cette danse incarne la mort et la

résurrection de la nature. « Quand tu étais petit, tu étais très beau, mais depuis que tu as grandi,

tu me fais vaciller sur mes jambes », dit la chanson de l'ours.

Dans cette évocation du conflit générationnel, l'ours incarne le fils de l'homme, sauvage dans sa toute-puissance, quand arrive l’âge de l’indépendance. Pendant que les hommes dansent, l'animal, lui, dort non loin de là, dans sa tanière, au cœur de la forêt de hêtres et de conifères.

- Comanesti, nord-est de la Roumanie,

 

Collection des Balises:

Elia Pagliarino collecte des chroniques de vies dans le monde entier et les conserve dans l’argile, écrites sur un rouleau de papier. Un engagement artistique pour une mémoire collective.

 

 

 

Elia Pagliarino, " Balise des Carpates", Roumanie

2 750,00 €Prix
  • Oeuvre vendue avec  un certificat d'authenticité et une facture 

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